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Pour célébrer la Sant Jòrdi, fête mondiale du Livre, le CIRDÒC a commandé une œuvre originale à l’artiste montpelliérain Vincent Roussillat. Originaire d’Orléans, Vincent Roussillat est installé dans la région depuis des années comme illustrateur indépendant après avoir étudié les Arts appliqués à Paris.

Le CIRDÒC lui a demandé de mettre en images la légende de saint Georges, narrée en occitan à la manière d’un conte : un dragon à tête de serpent, la rencontre d’une princesse et d’un beau chevalier, une fin à feu, à sang et à fleur ; le tableau révèle tous les épisodes de l’histoire catalane.

Le CIRDÒC vous invite à découvrir cette œuvre lors des festivités du samedi 27 avril à Béziers. En attendant, découvrez ci-dessous une esquisse préparatoire de Vincent Roussillat :

Quel rapport entre San Jòrdi, son dragon, les fleurs et les livres ? Rappel de la légende de sant Jòrdi.

Sant Jòrdi, en français, saint Georges, est principalement connu pour avoir terrassé la dragon. Saint patron de la Catalogne mais également de l’Aragon, il est célébré dans cette région chaque année à la date du 23 avril. La tradition veut qu’à cette occasion, les femmes reçoivent des roses en échange desquelles elles font présent d’un livre. La Sant Jòrdi célèbre donc à la fois l’amour (courtois) mais également la langue et les traditions catalanes. Saint Georges serait serait un militaire romain, martyrisé au IVème siècle pour avoir refusé de s’en prendre  à ses coreligionnaires. Sa légende débute réellement lorsque Jacques de Voragine, un Italien, rédige entre 1265 et 1266 La Légende dorée relatant l’épisode depuis lors devenu célèbre de sa chute contre le dragon. L’histoire telle que nous la rapporte Jacques de Voragine se déroule dans la région de Silcha (parfois présentée sous le nom de Silène), « ville de la province de Lybie » (Paris : Garnier-Flammarion, 1967, p. 297) souffrant depuis des années  de la présence d’un dragon sanguinaire. Comme en Crète avec le Minotaure, les villageois de Silcha sacrifient à la bête chaque jour une jeune fille, désignée par le sort, pour assouvir sa faim. Le hasard désigne finalement la fille du roi, qui, se rendant dans l’antre du dragon, croise le chemin de saint Georges. Celui-ci prend la princesse sous sa protection et terrasse finalement le monstre.  Le sang tombé au sol se transforme alors en un rosier dont une des roses rouges est offert à la dame sauvée. Héros courtois,saint Georges incarne dès lors l’idéal du vrai chevalier chrétien, le symbole de la lutte contre le mal. Traditionnellement représenté sur un cheval blanc, signe de pureté, il terrasse une bête, elle-même symbole de l’obscurantisme, et de son geste éclot une fleur, fleur de la connaissance et de la culture.

La célébration de la Sant Jòrdi

Les cérémonies autour de la Sant Jòrdi sont attestées pour la Catalogne depuis au moins le XVème siècle (les premiers documents donnent la date de 1456), période à laquelle se tenait déjà une foire des roses. Il est possible que des manifestations se soient tenues antérieurement à cette date. Autrefois liée à la seule rose, la Sant Jòrdi s’est progressivement placée sous le signe du livre et plus récemment du pain (les coques). En Espagne, le dictateur Primo de Rivera, à l’origine de la suppression de la Mancomunitat de Catalunya, tente en 1926 d’éclipser par une nouvelle manifestation une fête qui, par de trop nombreux côtés, symbolise la catalanité. Il proclame alors le 23 avril Dia del Libro (Journée du livre). Sans faire disparaître les célébrations premières, cette contribution va continuer à enrichir la tradition lorsque la situation politique aura de nouveau évolué. Quelques décennies plus tard, l’UNESCO fera de cette date la journée mondiale du livre et du  droit d’auteur.

La journée mondiale du livre

« Le 23 avril 1616 disparaissaient Cervantes, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l’Inca. Ce 23 avril marque aussi la naissance ou la mort d’éminents écrivains comme Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Joseph Pla ou Manuel Mejía Vallejo. C’est pourquoi cette date ô combien symbolique pour la littérature universelle a été choisie par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les plus jeunes à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs  au progrès social et culturel » (Source : UNESCO). De nos jours, la Sant Jòrdi  est fêtée bien au-delà des frontières catalanes : à Sarajevo, Bosnie Herzégovine, à Casablanca au Maroc, à Hong Kong, Karachi, Dubaï… mais également à Béziers.

La Sant Jòrdi au CIRDOC

Pour la troisième année consécutive, le CIRDOC célèbre la Sant Jòrdi, fête traditionnelle de la Catalogne voisine. Mêlant littérature et botanique dans un même bouquet de cultures, le CIRDOC invite petits et grands à se joindre à cet événement festif. Pour retrouver l’intégralité du programme, c’est ICI.

Depuis quelques mois, la Médiathèque du Grand Narbonne propose en ligne via son blog patrimonial, une plongée dans ses collections et l’histoire de cette ville et de sa région.

Une source de renseignements sur le patrimoine narbonnais et audois

Des articles documentés et abondamment illustrés sont régulièrement postés sur différents thèmes touchant à l’histoire et au patrimoine de Narbonne et de sa région, ainsi qu’aux collections de sa médiathèque. Parmi les plus récents, vous pourrez ainsi découvrir : Coup de projecteur sur « L’armorial des consuls de Narbonne », Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France : Languedoc, en deux volets.

Outils en ligne

L’onglet Fonds patrimoniaux vous propose une présentation de l’historique de la structure et de l’acquisition des manuscrits et documents ayant progressivement enrichi ses fonds anciens, agrémentés de galeries d’images donnant à voir quelques-uns des exemplaires présents dans ses collections.

Expositions patrimoniales et Bibliothèque virtuelle, complètent la liste des outils en ligne à la disposition du plus grand nombre.

Le blog de la Médiathèque du Grand Narbonne: à découvrir ICI.

Nouvelle édition de Vert Paradis

Publicat lo 30 novembre 2012
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Dans le cadre de la nouvelle édition de « Vert Paradis, une table-ronde et des lectures publiques sont prévues le 18 décembre 2012 à 18 h 30 à la Médiathèque E. Zola de Montpellier.  

Table-ronde autour de l’œuvre et son auteur

La Table-ronde sera animée par Philippe-Jean Catinchi, chroniqueur au Monde des livres, et réunira Roland Pécout, écrivain et chercheur, auteur de la préface, le poète et romancier Frédéric-Jacques Temple, ami de longue date de Max Rouquette, et Jean-Frédéric Brun, poète et romancier occitan, président de l’association  Amistats Max Rouquette.

Max Rouquette (1908-2005) est originaire d’Argelliers, petit village de l’arrière-pays montpelliérain. En 2008, la célébration de son centenaire a été l’occasion de redécouvrir cet immense écrivain, à la fois prosateur, poète et dramaturge.

Vert Paradis

« Vert Paradis » trouve sa source dans l’austérité lumineuse des Arrière-Pays languedociens, ce “pays au reflet de légende”. En puisant dans les réminiscences d’une enfance profondément marquée par le contact avec la nature sauvage et en se réappropriant le matériau bruissant des contes issus de la tradition orale occitane, Max Rouquette chante la beauté universelle et tragique du monde et élève au rang du mythe les personnages les plus humbles de la vie quotidienne. Ainsi, à travers le chasseur blessé qui agonise, la très jeune prostituée d’Arles qui va s’offrir aux gardians dans un mas de Camargue, le joueur de haubois prodigieux qui fait danser le diable, le vagabond aveugle appelant dans “la bonté de la nuit” son chien disparu ou encore le renard qui meurt de soif dans un bassin asséché, l’écrivain “chaman du quotidien” déploie sa vision cosmique de la vie. Portée par une langue charnelle, l’œuvre majeure de Max Rouquette s’impose par son rythme et sa puissance poétique.

Le livre était épuisé depuis 4 ans. La nouvelle édition chez Actes-Sud de ce texte emblématique a une triple originalité par rapport aux éditions précédentes :
• « Vert Paradis » a été écrit en occitan et traduit dans le monde entier. Cette nouvelle édition propose le livre I dans la traduction inédite de l’auteur lui-même, et le livre II dans celle d’Alem Surre Garcia.
• d’autre part, l’ordre des nouvelles dans les deux livres occitans a été rétabli, correspondant mieux à la chronologie d’écriture des textes, et à la volonté initiale de l’auteur.
• enfin l’édition d’Actes Sud contient une préface pénétrante de Roland Pécout, et est suivie de la postface de la première édition en 1981 : un entretien dans lequel Max Rouquette répond aux questions d’Henri Giordan, et qui éclaire lui aussi la démarche de l’écrivain.

Plus d’informations chez Actes Sud ici

Lo Congrès: lancement du site internet

Publicat lo 30 novembre 2012
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Le site internet du Congrès permanent de la langue occitane, né le 16 décembre 2011, a été lancé cette semaine, portail d’accès à de nombreux outils linguistiques de référence.

Les utilisateurs naviguant sur le site pourront découvrir plus en détail cette jeune institution, née l’an passé au mois de décembre; et les différentes missions qui sont les siennes : inventaire, lexique… Ils auront également progressivement accès à de nombreux outils pédagogiques et linguistiques, fruit de la collaboration des divers acteurs et institutions membres du Congrès permanent de la Langue Occitane, structure fédérative.

La première version de ce site présente d’ores et déjà les applications phares du Congrès: le dicod’Òc (multidictionnaire français-occitan), term’Òc (base terminologique occitane), top’Òc (toponymes occitans) et Bibli’Òc (bibliographie linguistique occitane)… répondant aux besoins actuels en terme de ressources autour de la la langue occitane, et s’adaptant aux nouveaux usages de recherche et de consommation de l’information (applications mobiles et QRcodes notamment). Membre du Congrès, le CIRDOC soutient activement ce lancement, et propose comme ressource, sa Bibliografia lingüistica occitana

A ces premiers outils s’ajouteront donc peu à peu les outils et données, fruits des différentes missions relevées par les commissions du Congrès, notamment du Conseil linguistique.

Un site à découvrir à l’adresse suivante: http://locongres.org/

Sponsus, l’oratorio en création mondiale à Toulouse.

Publicat lo 29 novembre 2012
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Le 27 novembre 2012 a été donné en première mondiale à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines à Toulouse un oratorio contemporain. Créé à partir du Sponsus, drame liturgique anonyme bilingue (40 vers en occitan, 47 en latin) du XIe siècle qui proviendrait de l’abbaye Saint-Martial de Limoges.

Le Sponsus met en scène la parabole biblique des vierges folles et vierges sages (Matthieu, XXV, 1-13). Composé en vers et accompagné d’une écriture musicale, on a pu le considérer comme la première œuvre dramatique rédigée en occitan mais aussi comme l’ancêtre de nos opéras et oratorios classiques.

Mais c’est une toute autre version qui est présentée à Toulouse sur un livret de Sasha Zamler Carhart, compositeur français, et Alem Surre-Garcia, auteur et chercheur du domaine occitan, affranchie de sa scénographie et composition musicale originelle.

Ce nouveau Sponsus est une commande du festival Déodat de Séverac qui souhaitait par cette création afficher la culture occitane comme une culture d’aujourd’hui, équivalente à toutes les autres, inspirant la création littéraire et musicale.

L’occitan est ainsi traité dans cet oratorio contemporain comme une langue théâtrale comme une autre, associée à la langue française et à leur langue mère, le latin. Le matériau musical a été pour sa part complètement réinventé par Sasha Zamler Carhart qui a composé une partition pour cinq chanteurs, violons, contrebasse, guitare et accordéon. La distribution, internationale, se veut également témoin de l’universalité mais aussi de la diffusion et du rayonnement de la langue et la culture occitanes dans le monde culturel contemporain.

Dans le cadre de sa politique de promotion de la création contemporaine en langue occitane, l’association Déodat de Séverac réussit parfaitement, grâce à la recomposition de Sponsus, à défendre l’idée que l’occitan peut-être à la fois langue millénaire et langue vivante, source d’une création contemporaine en ce XXIème siècle.

Sponsus, oratorio – Première mondiale le mardi 27 novembre à 20H30 en l’Auditorium Saint-Pierre des Cuisines.

Adeline Delterme soprano, Raphaële Soumagnas soprano, Paloma Gutiérrez del Arroyo mezzo-soprano, Lior Leibovici ténor, Tiago Mota basse, Meritxell Tiana Alsina violon, Jordi Cassagne contrebasse, Bor Zuljan guitare, André Robert accordéon.

Sasha Zamler Carhart : conception et musique, livret français.

Alem Surre Garcia : livret occitan moderne.

Nico de Rooij, Djana Cović : Scénographie, lumières, décors.

Sander Breure : vidéographie.

 

Pour en savoir plus :

Accéder au dossier de presse :  http://www.ostaldoccitania.net/file/novas/Dossier_Presse_Sponsus.pdf

Accéder à la présentation du festival Déodat de Séverac : http://www.jjcubaynes.com/index.php?option=com_content&view=article&id=33&Itemid=47

Pour sa quinzième édition, l’association des bibliothèques de Sicoval, Lo lector del val, innove en proposant un concours pour la première fois bilingue. Sur une base imposée, prenez la plume en français ou en occitan. Un nouveau concours d’écriture en occitan

Pour la quinzième fois, le Lecteur du Val propose un concours de textes courts. Les partipants sont invités à rédiger jusqu’à six pages de texte (30 lignes par page) à partir de la phrase suivante, mettant cette année à l’honneur les thématiques paysagères et agricoles : « Quilhat sul tractor, espincha las doas siloetas que s’engulhan pels virosolelhs… »/ « Du haut de son tracteur, il observe les deux silhouettes qui se faufilent entre les tournesols… »

Le détail des modalités de participation et d’inscription sont à découvrir sur le site de l’association: ICI. Les inscrits seront répartis entre quatre catégories différentes: écoles primaires, collèges, lycées et adultes.

Après une clôture officielle des participations le 22 février 2013, un jury de professionnels de la filière du livre et de l’édition présidé cette année par Alain Leygonie, désignera les gagnants 2013 de chaque catégorie lors d’une délibération finale fixée au 22 avril. S’en suivra une remise des prix au 1er juin, dans la toute neuve Médiathèque d’Auzeville-Tolosane.

Les Jeux Floraux, plus ancien concours littéraire en occitan

L’Occitanie proposa très tôt des concours littéraires, dont le plus ancien et le plus célèbre demeure le concours des Jeux floraux de Toulouse. Son destin, comme celui des autres concours en langues romanes, est étroitement lié aux évolutions et aléas connus par l’occitan au cours des derniers siècles.

En 1323, sept troubadours, en réalité des notables toulousains, fondent une institution nouvelle du nom de Consistori del Gay Saber. La littérature occitane est alors en souffrance suite aux troubles provoqués par la croisade des Albigeois. Dans un contexte morose, la jeune institution instaure dès l’année suivante un concours littéraire, certainement le plus ancien d’Europe, afin d’inspirer les auteurs en langue d’oc. Chaque année, le meilleur auteur se voit paré du titre de « maître des Jeux » et reçoit pour récompense une violette dorée à l’or fin. D’abord soutenu par les seuls mainteneurs du Consistoire, le concours est bientôt élevé au rang de fête locale et pris en charge par les Capitouls jusqu’en 1515.

L’action du Consistori, devenu entre-temps Companhiá puis Acadèmia del Jòcs Florals, s’est maintenue jusqu’à nos jours ; le concours ne connaîtra qu’une période d’interruption, entre 1790 et 1806. Originellement organisé en langue d’oc, il s’ouvre progressivement à la langue d’oïl après l’annexion du Languedoc au Royaume de France. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour voir refleurir la langue d’oc portée par de nombreux écrivains, sous l’impulsion de Mistral et du Félibrige.

En savoir +: Site internet de l’association Le lecteur du Val: ICI. Site Internet de l’Académie des Jeux Floraux: ICI.

Brassens et l’occitan

Publicat lo 6 novembre 2012
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Georges Brassens, natif de Sète n’a jamais utilisé la langue occitane pour ses nombreuses compositions, il ne se servit que du français, de manière exclusive.

Son oeuvre, traduite en plus d’une trentaine de langues a également servi de source d’inspiration à des artistes occitans qui ont tenté de transposer ces chansons dans le terreau occitan, en les traduisant ou les adaptant.
C’est notamment le cas des chanteurs Claudi Martí, Patric, La Sauze, André Chiron ou encore Jan Dau Melhau qui ont proposé leurs propres interprétations, en occitan, du répertoire de Georges Brassens.

Le groupe Corne d’Aur’Oc fait partie de ceux-ci, utilisant la langue occitane au service du répertoire de Georges Brassens mais en proposant également de nouvelles instrumentations.
Le groupe a en effet adapté les partitions musicales aux instruments traditionnels du bassin de Thau et plus largement du territoire occitan tels que Auboï (hautbois languedocien) ou Bodega (boudègue : grosse cornemuse).
Ils posent ainsi la question de la richesse de l’oeuvre de Brassens et de l’influence du terreau occitan sur ses compositions.

A l’occasion de la programmation du film “Le Regard de Georges Brassens” le 23 novembre dans le cadre du Mois du Film Documentaire, le CIRDOC vous invite à découvrir le répertoire de Georges Brassens chanté en occitan : le groupe Corne d’Aur’Oc vous offrira un concert en fin de séance.

Découvrir Corne d’aur’Oc : http://www.aura-occitania.com/corne.php

Les interprétations musicales de la Canso

Publicat lo 18 octobre 2012
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A l’origine texte lyrique rédigé pour être déclamé et chanté, la Canso ou Chanson de la Croisade contre les Albigeois n’a jamais comporté d’écriture musicale, laissant le champ libre à de nombreux artistes pour des réécritures et interprétations musicales.

Ce texte majeur de la littérature occitane, entièrement rédigé en alexandrins, inventeur de la notion de Paratge est devenu une source d’inspiration inépuisable pour musiciens et chanteurs du monde entier.

De l’oeuvre symphonique au Metal en passant par la musique contemporaine, on trouve ainsi aujourd’hui un large éventail de compositions autour de  la Canso, aussi bien adaptations fidèles au texte, qu’interprétations musicales autour des thèmes qui traversent ce poème fleuve.

Petit florilège des expériences musicales autour de la Canso.

 Un hommage aux Pays d’Oc

Jordi Savall a réuni autour de lui de grands musiciens et chanteurs (Montserrat Figueras et René Zosso entre autres) mais aussi des universitaires pour la réalisation d’une aventure musicale autour de la tragédie cathare. C’est grâce à un travail minutieux, en contact étroit avec des universitaires tels qu’Anne Brenon, Antoni Dalmau, Manuel Forcano et Sergi Grau que les artistes se sont emparés des sources, pour réveiller la mémoire historique de ces évènements à travers la beauté et l’émotion de la musique et la poésie de tous ces sirventès. C’est donc autour de 4 fragments de la Chanson de la Croisade contre les Albigeois que s’articule cette oeuvre magistrale. Composée de 7 chapitres retraçant l’histoire du phénomène cathare, de son apparition à sa destruction, elle laisse une grande part au textes mis en musique des troubadours contemporains aux événements.

Référence : Le royaume oublié : la tragédie cathare / Jordi Savall, Pilar Jiménez Sánchez, Manuel Forcano… [et al.], auteurs ; Guilhem de Peitieu, Comtesa Beatritz de Dia, Hildegarde von Bingen… [et al.], comp. ; Montserrat Figueras, S ; Pascal Bertin, CT… [et al.] ; Jordi Savall, dir.   [[Madrid] : Alia vox, cop. 2009] Livre-disque contenant  des textes de chercheurs sur le contexte historique de la croisade contre les albigeois. Cote CIRDOC : 783.092 SAVA r

Claudi Marti et la Canso

Claudi Marti, avant même de publier sa traduction du poème épique s’était déjà intéressé à La Canso. Il proposait en 1976 un projet inédit : celui de l’alliance des textes des troubadours du XIIème siècle à la voix d’un chanteur moderne, parlant un occitan contemporain. Avec l’Agonie du Languedoc , il réussit le pari de revivifier ces textes médiévaux et de les ramener dans une réalité plus contemporaine, celle de la montée de la conscience régionaliste dans le Languedoc. Ainsi, le disque s’ouvre sur la récitation d’extraits du texte de Guilhem de Tudela, accompagné d’extraits chantés Du Tartarassa ni voutor du troubadour Peire Cardenal. Référence : L’Agonie du Languedoc / Studio der Frühen Musik ; Claude Marti, chant, récitant [Koln (Allemagne) : EMI Electrola GmbH, 1976 (P)] [Reflexe : Stationen europaïscher Musik] Cote CIRDOC : DM30 3.092 AGON L’émission Un mot un jour sur France Musique avait consacré un numéro à cet enregistrement. Pour le consulter : http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/mot-jour/emission.php?e_id=70000040&d_id=425001351

Quand les textes de la Canso rencontrent ceux des poètes turcs

Dans leur projet Forabandit, Sam Karpienia, Ulaş Özdemir et Bijan Chemirani souhaitaient mettre à l’honneur les poètes aşiks alévis et les troubadours occitans, tous deux considérés à un moment de l’histoire comme subversifs et hérétiques. C’est tout naturellement qu’ils se sont tournés vers le texte de la Canso, et plus particulièrement l’Epictafi de Simon de Montfort. Mis en musique sur une partition médiévale anonyme, celui-ci interroge selon eux » le rôle de l’histoire dans la glorification des meurtriers », au travers de l’histoire de Simon de Montfort. En grande partie effacés par l’histoire officielle, les textes des poètes aşiks – qui abordent l’amour, la foi, l’engagement, la résignation ou encore l’enfermement – expriment une volonté de sauvegarder leur libre pensée entrent ainsi en résonance avec les textes des troubadours et la culture occitane. Référence : Sam Karpienia, Ulas Özdemir, Bijan Chemirani, Forabandit, Buda Musique. Cote CIRDOC : 8.09 KARP f Ecouter sur Deezer : http://www.deezer.com/fr/album/2632911

Une expérience musicale contemporaine

Les créateurs de musique contemporaine ont également trouvé dans ce texte médiéval une source d’inspiration, à l’image d’André Dion qui a composé un oratorio pour bande electroacoustique, voix et percussions. L’objectif de cette création musicale était de composer un chant plus profond qu’une chanson qui permette d’entendre le poème plus que de l’écouter, en faisant directement appel à notre mémoire auditive. Les mots se transforment ainsi en hennissement de cheval ou peau frappée donnant ainsi naissance à un langage sensible. Référence : Le Chant de la Croisade : [Oratorio] pour bande électroacoustique, voix et percussion : Version intégrale du spectacle (tournée 91/92) / d’après la traduction de Henri Gougaud de La Chanson de la Croisade albigeoise ; Jean-Paul Cathala, voix ; Laurent Cavalié, perc. ; André Dion, bande électroacoustique [Douzens (11700) : G.R.E.C.A. (Groupe de Recherches et de Créations Acousmatiques), [199?]]. Cote CIRDOC : 5.15 CHAN

La Canso symphonique

Parallèlement à la publication de l’ouvrage sur la Canso, Christian Salès propose une interprétation musicale de l’esprit de ce grand poème épique. Il nous livre ainsi le résultat de deux ans d’écriture musicale dans son nouveau disque Paratge, réalisée en parallèle de ses recherches autour de ce texte.

Cette composition symphonique, enregistrée avec le Budapest Symphony Orchestra, est une véritable exploration musicale de la Canso. C’est au prix de plusieurs années d’immersion dans ces pages et cet univers qu’a pu se concrétiser la composition de mélodies alliant le timbre de l’orchestre symphonique à celui des instruments occitans. Chaque pièce présentée dans cette composition inédite repose sur une succession d’images mises en musique évoquant les chevaliers, les combats, les troubadours, les paysages, les saisons depuis les amandiers en fleurs jusqu’à la froideur de l’hiver.

Référence : Paratge, symphonie occitane : Symphonie en sol mineur opus 01 / Christian Salès, comp. ; Orchestre National de Budapest ; Peter Pejtsik, dir. [[Argeliers] : CS PROD, 2012] Cote CIRDOC : 3.2 SAL p Ecouter la symphonie Paratgehttp://www.deezer.com/fr/album/3807001 POur en savoir plus sur l’album : http://www.ocmusic.org/boutique/-cd-paratge-symphonie-occitane/product_info.php/products_id/103

Quand le Dark metal rencontre les troubadours….

Sorti en 2010, l’album-concept Chanson de la Croisade du groupe belge Lemuria réussit une belle rencontre entre le Heavy Black Metal mélodique et le texte de la Canso. Accompagné d’un livret relatant les grandes étapes de la Croisade contre les Albigeois, ce disque se veut être une transcription musicale de la terreur, de la fureur mais aussi de la passion et de l’espoir qui ont traversé tous les évènements menant à la destruction d’une religion. Pour en savoir plus sur le groupe : http://lemuria.be/chanson.html Pour écouter des extraits de l’album : http://www.myspace.com/lemuriascrypt

Conférence « IMAGINARIS » avec Denis Mallet

Publicat lo 5 octobre 2012
per Bibliotecari


Dans le cadre du cycle de conférences « IMAGINARIS » organisé en partenariat avec APRENE, l’établissement d’enseignement supérieur occitan nous vous proposons

Jeudi 11 octobre à 18h au CIRDOC, une conférence de Denis Mallet

« Les Paysages Méditerranéens à travers l’histoire et la littérature »

Cette conférence sera la seconde du cycle de rencontres qui auront lieu au CIRDOC en 2012-2013 autour de

IMAGINARIS,

ligam entre tradicions e imaginari

« Aquesta question es centrala per las escòlas calandretas, mas partejada per totes los actors culturals en 2012 : cossí transmetre la cultura nòstra ? cossí li permetre d’evoluir amb de sens, de valor, de creativitat ? Quinas alternativas possiblas a las fèstas predigeridas, qu’an perdut tot sens e qu’embarran enfants e familhas dins un ròtle de consomators, tot potent mas esterle: halloween, paire nadal… ? Coma un inventari de las dralhas per dintrar dins un procediment pedagogic de creacion ancorada dins l’istòria e las tradicions, mas virada cap a l’avenidor. Les conférences sont en accès libre Pour plus d’informations :

CIRDOC Mediatèca-Occitana
0467118510
secretariat@cirdoc.fr

 

Coup d’envoi d’Images Autochtones le 25 octobre !

Publicat lo 4 octobre 2012
per Bibliotecari


Jeudi 25 Octobre à 20h30 au CIRDOC aura lieu la première séance du cycle de projections Images Autochtones – Imatges d’Aquí. Une séance de courts-métrages à ne pas manquer pour découvrir un panorama de la création audiovisuelle occitane !